La bière de ton père

Encore un article sur la fête des pères et la bière ?

Oui, mais je ne vais ici pas vous proposer un cadeau version bière pour dimanche. Je ne vais pas vous dire que la bière c’est une boisson pour les hommes (car ce n’est pas vrai). Je vais me pencher sur une Image d’Épinal. Celle de la bière de ton père (et pas le Château Latour de ta mère).

Dis-moi, que buvait ton père ? Et quand ? Le week-end, le soir ou après une grosse journée de chaleur ? Est-ce qu’elle a été ta première bière ? Est-ce que c’était toujours la même ? Et aujourd’hui, que penses-tu de celle-ci ? Voici les questions auxquelles certaines et certains d’entre vous ont bien voulu répondre. Alors ça donne quoi ?

C’est quelle bière ?

Kronenbourg et 1664 arrivent largement en tête, de la Fischer, Heineken, un peu de Picon bière (merci les Alsaciennes et Alsaciens), (on retrouve quelques américaines et quelques belges),… Personnellement, ayant grandi à une dizaine de kilomètres de l’Allemagne, c’était la Warsteiner qui trônait régulièrement sur la table.

Pour les françaises, cela reste plutôt conforme à ce que j’imaginais, mais cette bière n’a pas été forcément la première bière du fils ou de la fille. Cette bière est parfois une madeleine de Proust, parfois porteuse d’une symbolique, et parfois juste un souvenir.

Je vous laisse maintenant la parole.

Pour le père de Benoit, Marc ou encore Pierre, c’était une Kronenbourg, mais jamais sans Picon !

Pour Jean-Luc, la bière paternelle a été sa première bière. Très différentes des panachés bus jusqu’alors (mais aussi très différente des artisanales qu’il boit maintenant).

Pour Carol-Ann, inimaginable de boire de cette bière aujourd’hui ! Mais Kevin n’acceptera que si c’est son grand-père qui lui propose… la Coors Light familiale, question de respect !

Chez Ivan, la Kronenbourg avec du Picon est le symbole des fêtes familiales, en Alsace, avec une gratinée (tarte flambée) et le Picon (avec). Pour la nostalgie, la Fischer chez Patrice occupe une place particulière (les auditeurs du podcast Binouze USA l’ont déjà entendu).

Joëlle et sa soeur faisaient le service quand leur père regardait Sportschau sur ARD (une émission sportive sur la télé publique allemande). Le fond de la bouteille, quelques gouttes, étaient pour elle quand elle ramenait la bouteille vide à la cuisine. Je veux pas cafter, mais mon frère faisait la même chose. Aujourd’hui chez les parents de Joëlle, la bière à table est associée aux plats alsaciens. L’un et l’autre étant visiblement indissociables.

Pour Olivier aussi la bière du père, de la Heineken, a été le premier contact gustatif avec la bière. Plus tard, il découvrit la Guiness et failli ne plus jamais boire de bière. Heureusement, ce n’était que temporaire ! Idem chez Célia, c’est à cause de la bière de son père qu’elle a failli ne jamais en boire.

Pour une autre lectrice, si elle n’aime pas la Guiness, cette bière est liée intimement à l’image de son père. Chez une autre, ce n’était pas la bière du père car au final c’était la mère qui l’achetait et la choisissait (et le père qui la buvait).

nymag.com

Chez Mathieu, c’était la 33 Export, parfois de la Kro, plus rarement de la Leffe et parfois encore des bière de hard discount. Des bières « de l’ouvrier du bâtiment, cassé par l’effort ». Pas chère, pas très bonne mais peut-être réconfortante. Mathieu se souvient encore d’une photo de lui avec son grand-père, canette de 33 Export dans ses mains et biberon dans les mains de son grand-père (on veut voir !).

Jean aussi a une photo de ce type (on veut voir aussi), en couches, tenant à peine debout, en train de siphonner la dernière goute de bière. Un geste répété (des « micros-schluck ») au cours du temps. Aujourd’hui, le partage de cette bière est un moment important entre lui et son père atteint d’une maladie dégénérative. Ces moments ensemble sont importants, une sorte de rituel et il espère pouvoir un jour les partager avec ses enfants (un peu petits pour le moment).

Myriam avait droit à un peu de mousse du Picon-bière de son grand-père. L’été, en vacances dans le Var, au camping du viaduc, c’est le grand-père qui apprit au barman comment faire ce fameux amer bière alsacien. Bien plus tard, même après le décès du grand-père de Myriam, au bar du camping du viaduc, il était possible de commander un amer-bière.

Chez Laurent on trouvait des bières bon marché qui étaient notamment servies après la tonte de la pelouse, les journées bricolage ou encore offertes aux copains autour des réparations de mobylettes.

Chez Matthias, la Duvel paternelle est celle qui garnit son propre frigo aujourd’hui, et pour Chloé, qui a bien de la chance, c’est son père qui lui a fait découvrir les IPA, qui sont aujourd’hui son péché mignon.

Chez Thomas, il y avait plutôt du vin mais la bière remplaçait l’eau en été pendant les grosses chaleurs.

La pub pas cliché du tout…

Cet article se base sur une trentaine de témoignages, 21 hommes et 9 femmes, en majorité entre 25 et 50 ans. Si la bière du père était consommée dans différents temps (soir, week-end, quotidienne,…), il semble que la fidélité à une bière était plutôt un point important.

Un énorme merci à : Benoit, Marc, Pierre, Kevin, Jean-Luc, Dany, Carol-Ann, Ivan, Kevin, Manu, Laurent, Patrice, Joëlle, Olivier, Mathieu, Myriam, Julien, Jean, Knack, Matthias, Simeon, Chloé, Clément, Thomas, Célia, et les anonymes !

Je compte sur vous pour laisser un bon souvenir de bière à vos enfants ! Et bonne fête des pères !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.